Les tests révèlent des niveaux de radiation des téléphones de 4 à 11 fois supérieurs aux niveaux approuvés aux États-Unis

Dans une lettre conjointe datée du 17 décembre 2019, Environmental Health Trust (EHT) et Alerte Phonegate (AP) ont appelé les dirigeants membres du Congrès à mettre fin à la défaillance de la Federal Communications Commission (FCC) en fournissant des moyens appropriés pour tester les téléphones mobiles et en rappelant les millions d’appareils qui, selon les évaluations du gouvernement français et d’autres évaluations indépendantes, émettent des niveaux de rayonnement excessifs.

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« La FCC manque à ses devoirs réglementaires de protection des consommateurs et établit plutôt une politique visant à protéger les fabricants dont les téléphones mobiles dépassent les directives fédérales d’exposition de sécurité de plus de 500 % dans certains cas, simplement lorsqu’ils sont testés de la façon dont les consommateurs les utilisent : directement contre le corps, dans les poches des chemises et des pantalons et dans les ceintures et les soutiens-gorges », a déclaré Devra Davis PhD, MPH, présidente d’EHT et le Dr Marc Arazi, président d’AP dans leur lettre aux sénateurs Roger Wicker et Lamar Alexander, et aux représentants Carolyn Maloney et Frank Pallone.

La lettre comprend un rapport, « Background and facts documenting Phonegate« , présentant en détail de nombreuses et graves lacunes de la FCC.

Background and Facts on PhoneGate with links

« La FCC s’est sciemment appuyée sur des méthodes de test irréalistes pendant des années en sachant parfaitement que les niveaux de radiation violeraient les limites de la FCC si les téléphones étaient testés dans des positions de contact avec le corps. Les évaluations parallèles du Chicago Tribune, du cabinet d’avocats américain Fegan Scott, de la chaîne de télévision canadienne CBC Broadcasting et du gouvernement français ne laissent aucun doute sur le fait que les téléphones seraient illégaux s’ils étaient testés de la manière dont nous les utilisons », a déclaré Mme Davis, notant que plusieurs experts scientifiques et médecins américains ont demandé des audiences du Congrès concernant les résultats probants obtenus par Alerte Phonegate.

Appel à une enquête du Congrès américain

La lettre est soutenue par la présidente de « Consumers for Safe Cell Phones », Cindy Franklin, et par la directrice exécutive de la « California Brain Tumor Association », Ellen Marks, qui se joignent pour demander que des enquêtes soient lancées pour faire la lumière sur cette tromperie industrielle généralisée et ses conséquences sur la santé de millions de personnes.

Cindy Franklin :  » Le Congrès américain ne doit pas permettre que cette tromperie de santé publique se poursuive. Les téléphones mobiles doivent être testés dans la façon dont ils sont utilisés par les consommateurs. Permettre la distance de séparation est un cadeau à l’industrie de la téléphonie mobile, dont les téléphones ont maintenant de multiples émetteurs qui dirigent de plus en plus les radiations profondément dans les organes reproducteurs vulnérables – ce qui est particulièrement alarmant pour les femmes enceintes, les enfants et les jeunes adultes ».

 

Ellen Marks :  » Il est choquant que l’industrie soit autorisée à manipuler le système de test pour que les téléphones respectent les directives de sécurité. Il est essentiel que des mesures immédiates soient prises pour protéger la santé publique, car les téléphones mobiles sont utilisés quotidiennement par la majorité de la population à des fins privées et professionnelles ».

La FCC ne respecte pas ses obligations réglementaires

Les récentes prises de position de la FCC montrent que l’autorité américaine de régulation des télécommunications ne prend pas ses décisions avec la neutralité nécessaire en ce qui concerne les questions de santé publique.

En effet, le 21 mars 2018, avec notre partenaire américain, Environmental Health Trust, Alerte Phonegate a écrit au Président de la FCC, M. Ajit Pai, pour lui communiquer les résultats des tests effectués sur des centaines de téléphones mobiles vendus en Europe par l’Agence Nationale des Fréquences (ANFR) et les recommandations de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail publiées en juillet 2016.

La FCC ne nous a jamais répondu. Pire, le 4 décembre 2019, la Commission a conclu qu’il n’y avait aucun fondement scientifique pour changer son système de test des radiations des téléphones, qui date de deux décennies.

La FCC tente sans succès de contrer les révélations du Chicago Tribune.

Le 10 décembre 2019, la FCC a publié un rapport destiné à contredire les tests de rayonnement des téléphones du Chicago Tribune effectués par le journaliste Sam Roe, lauréat du prix Pulitzer, selon lesquels certains des téléphones mobiles les plus populaires vendus aux États-Unis (Samsung, Apple, Motorola) présentaient des niveaux d’exposition des utilisateurs beaucoup plus élevés que ceux annoncés par les fabricants.

En fait, la Commission a encore une fois omis d’inspecter les rayonnements des téléphones de la façon dont les gens les utilisent régulièrement, c’est-à-dire à 0 mm ou 2 mm (comme dans la poche d’une chemise ou d’un pantalon ou dans un soutien-gorge).

En France, l’autorité de régulation utilise des agents assermentés pour prélever les téléphones mobiles testés dans les magasins afin de s’assurer de façon indépendante que le fabricant ne peut pas influencer les résultats des tests des laboratoires accrédités. Cependant, la FCC a plutôt autorisé que 7 des 11 smartphones testés par ses soins ainsi que les câbles utilisés pour ces nouveaux tests soient fournis par les fabricants des téléphones.

Le Dr Marc Arazi, qui a lancé l’alerte en juillet 2016 et obtenu la publication de rapports de tests tenus secrets en France, rejette cette récente évaluation de la FCC comme non pertinente pour une utilisation ordinaire :

« Nous savons maintenant sans aucun doute possible, suite à la publication des rapports de tests de l’agence française ANFR, que des milliards d’utilisateurs de téléphones ont été sciemment surexposés par les fabricants au cours des 30 dernières années, en utilisation réelle, bien au-delà des niveaux réglementaires. Les tests menés par Sam Roe, en collaboration avec AP, le confirment pour les téléphones vendus aux Etats-Unis. La FCC doit cesser de nier les preuves pour protéger l’industrie des télécommunications. Le gouvernement français vient d’annoncer fin octobre 2019 qu’il interviendrait au niveau européen pour que toutes les mesures de DAS soient dorénavant effectuées au contact de la peau (0 mm) ».

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