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Le jeudi 5 avril 2018, le site « 60 Millions de consommateurs« , a annoncé que l’opérateur de téléphonie mobile Orange effectue le retrait par voie d’échange de 90 000 téléphones portables du modèle « Hapi 30 » fabriqués par Mobiwire et commercialisés dans son réseau en 2017.
De son côté, l’Agence nationale des fréquences, dans un communiqué publié le 6 avril 2018, indique :
 » En application de l’article L43 II bis du code des postes et des communications électroniques, l’ANFR a mis en demeure le 22 janvier 2018 la société Mobiwire de prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin à la non-conformité constatée sur les équipements actuellement sur le marché ainsi que ceux déjà commercialisés. »
L’ANFR a aussi publié simultanément le rapport de test concernant le Hapi 30 réalisé en avril 2017 (non signé par le laboratoire et portant la mention « modification éditoriale en décembre 2017 ») qui montre que le débit d’absorption spécifique (DAS) du Tronc (2,1 W/kg) dépasse le seuil réglementaire de 2 W/kg.
L’Agence, qui contrôle la conformité de la mise sur le marché des téléphones portables vendus en France, interrogée par le rédacteur en chef adjoint de « 60 millions de consommateurs », Benjamin Douriez, lui a répondu que les rappels de ce type pourraient se répéter et s’est référée à son site officiel : « Nous avons enregistré des dépassements sur quelques autres téléphones, révèle Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR. Les procédures contradictoires sont en cours avec les constructeurs. »
Depuis juin 2017 et l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale, nous avions écrit au ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Monsieur Nicolas Hulot, à la ministre des Solidarités et de la Santé, Madame Agnès Buzyn et au Ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Bruno Le Maire afin de leur demander de faire retirer du marché et rappeler, afin de protéger au plus vite la santé des utilisateurs, les téléphones portables dont les tests réalisées par l’ANFR montraient qu’ils dépassaient au contact du corps le seuil limite de 2 W/kg.
C’est donc une première avancée significative dans l’action que nous menons depuis bientôt deux ans face à cet enjeu de santé publique. Toutefois et comme l’a rappelé immédiatement le Dr Marc Arazi, Président d' »Alerte Phonegate » lors de l’interview donnée au journaliste Jean-Jacques Bourdin, dans la matinale du 6 avril de la radio RMC : « Ce sont des millions de téléphones portables qui sont concernés en France, des dizaines de millions en Europe, des centaines de millions au niveau international« .
Nous n’accepterons pas le tour de « passe-passe réglementaire » qui consisterait à laisser en circulation les centaines de téléphones portables testés par l’ANFR avant 2016 et qui engendrent pour la très grande majorité d’entre eux des seuils d’exposition bien supérieurs aux valeurs limites de 2 W/kg. Rappel : 9 téléphones sur 10 testés en 2015 dépassaient les limites réglementaires, certains atteignant selon la norme européenne plus de 7 W/kg soit, en recalculant selon la norme américaine, plus de 20 W/kg, ce qui est dix fois plus élevé que les seuils admissibles pour la santé et la sécurité des utilisateurs.
Ces smartphones sont toujours aujourd’hui parmi ceux qui sont les plus vendus et utilisés par des millions de français, y compris de très nombreux enfants. « Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur et qui doit alerter directement nos responsables publics sur les conséquences extrêmement graves de leur inaction. Il est certain que si les gouvernants ne prennent pas la mesure de leur responsabilité politique, « Alerte Phonegate » est déterminée à en tirer toutes les conséquences juridiques. » a déclaré Maître Jérôme KARSENTI, un des avocats du pôle juridique qui conseille l’association.
Dans le même temps nos partenaires internationaux ont réagi à cette première historique. Le Dr Devra Davis, présidente de Environnemental Health Trust, a déclaré : « Grâce au Dr Arazi, le monde s’éveille au fait que les téléphones portables ne sont pas dépourvus de dangers, tout spécialement quand ils sont utilisés près du corps. Les nouveaux rapports émanant de l’agence nationale française chargée des essais montrent que les téléphones dépassent les seuils limites actuels dans des proportions considérables quand ils sont au contact du corps. Nous devons arrêter de faire des expériences sur nos enfants et nous-mêmes. Des études provenant de la Cleveland Clinic et d’institutions de pointe en Australie et en Inde montrent que les hommes qui veulent engendrer des enfants en bonne santé doivent garder leurs téléphones ailleurs que dans leurs poches. Il est d’une importance vitale que toutes les institutions publiques touchant à l’éducation développent des modes d’emploi simples à l’attention des millions d’utilisateurs de téléphones portables à travers le monde pour leur montrer comment limiter l’exposition.».
Nous espérons pouvoir être reçus dès la semaine prochaine par les ministres concernés pour faire avancer au plus vite la promulgation d’une série de mesures d’information et de protection en France et en Europe.
Contact : Dr Marc Arazi, Président d’ »Alerte Phonegate » :
* La paternité de ce terme revient à Pierre Le Hir (Le Monde du 23 décembre 2016) « Soupçons sur les ondes des téléphones portables »

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