Les utilisateurs de téléphones portables et les riverains d’antennes-relais doivent-ils être rassurés par les annonces du 12 octobre 2020, du secrétaire d’État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques et donc, entre autres, du numérique et de la 5G ? Notre réponse est clairement « NON » !

En effet, nous y voyons une simple campagne de communication en vue de tenter de rassurer nos concitoyens qui sont de plus en plus nombreux à ne plus faire confiance aux pouvoirs publics sur leur sincérité vis-à-vis des risques sanitaires liées aux ondes de la téléphonie mobile.

Rappelons qu’en octobre 2019, à la suite de la sortie du rapport de l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) « Téléphones portables portés près du corps et santé », le Gouvernement, dans un communiqué, avait annoncé un certain nombre de mesures. Aucune des plus importantes d’entre elles n’a été suivie d’effets !

Où en sont les tests de DAS (débit d’absorption spécifique) effectués au contact du corps (zéro millimètre) et les discussions de la France avec la Commission européenne à ce sujet ? Nulle part et pourtant, depuis son premier rapport de juillet 2016, notre agence sanitaire a fortement recommandé ce changement de normes de mesure aux pouvoirs publics.

L’Anses a aussi souhaité, il y a un an, le retrait ou la mise à jour des téléphones portables mis sur le marché avant juin 2017. Ce sont, selon notre première estimation plus de 250 modèles qui seraient concernés. Une table ronde devait être organisée par le Gouvernement avec les fabricants. Nous avions d’ailleurs pu évoquer le sujet, en tout début d’année, avec le cabinet de Mme Agnès Pannier-Runacher qui était secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances dans le Gouvernement de M. Édouard Philippe. Depuis rien n’a été fait. Pourquoi ?

M. Cédric O, dans son communiqué a, entre autres, annoncé un doublement du nombre de mesures de contrôle de DAS en 2021, soit 140 par an. Nous le redisons avec force, ceci ne sert à rien si les normes encadrant la mesure du DAS restent inchangées. Bien au contraire, cela donnerait aux consommateurs une idée fausse de leur réel niveau d’exposition.

Il devient indispensable de revoir l’intégralité des normes servant de fondement à la réglementation des téléphones portables mais aussi des antennes-relais et ce encore plus compte tenu de la volonté du Gouvernement et de l’industrie de développer la 5G.

C’est d’ailleurs, depuis son rapport de juillet 2016, la demande de Monsieur Roger Genet, directeur général de l’Anses :

« L’agence recommande … que les niveaux de référence visant à limiter l’exposition environnementale aux champs électromagnétiques radiofréquences (liés aux sources lointaines*) soient reconsidérés, afin d’assurer des marges de sécurité suffisamment grandes pour protéger la santé et la sécurité de la population générale et, tout particulièrement, celles des enfants. »

Pour le Dr Marc Arazi, Président d’Alerte Phonegate :

« Ne pas le faire ou retarder la révision des valeurs d’exposition réglementaires et des indicateurs d’exposition serait, à n’en pas douter, une faute inexcusable du Gouvernement en termes de santé publique. »

*Sources lointaines correspond pour exemples aux ondes des antennes-relais ou de la wifi

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