Suite de notre action pour obtenir la rectification des articles de RTL et Android MT (24 septembre 2021)

Du côté de RTL et Michel Cymes aucun retour c’est le silence radio total. Nous ne désarmons pas et allons continuer à les solliciter. Par contre du côté du site Android MT et de son directeur de publication Benoît Bailleul, les échanges sont musclés, avec menaces et même insultes. Autant dire qu’on les dérange dans leur train-train de désinformations…Nous leur avons donc écrit officiellement pour demander un droit de réponse (ci-dessous et non encore publié sur leur site) d’autant plus que nous sommes maintenant cités dans l’article.

Quelques exemples des tweets reçus

Droit de réponse :

Lors de la sortie de votre article intitulé « Cancer, fertilité, surdité…les téléphones sont-ils vraiment dangereux pour la santé » de l’auteur Baptiste Perrin, nous vous avons écrit par commentaire et via les réseaux sociaux pour vous informer que celui-ci comporte selon les données médicales, scientifiques et juridiques les plus récentes de nombreuses informations inexactes et trompeuses pour le lecteur. Vous avez ensuite fait état de certaines de nos remarques sur votre site, en citant notre association et le Dr Arazi tout en continuant à dénaturer les faits. C’est donc la raison de cette demande de droit de réponse.

En effet, vous avez dans un premier temps nié l’augmentation des cancers du cerveau et nous vous citons « De manière générale, on n’observe pas une augmentation des cas de cancer du cerveau sur les trente dernières années ». Nous vous avons alors fait remarqué que c’était tout à fait l’inverse, puisque que les cancers du cerveau les plus graves (glioblastomes) ont été multipliés par quatre et plus dans toutes les classes d’âge entre 1990 et 2018 (source Santé Publique France 2019). Pour rappel, cela représente 50 000 morts lors des vingt dernières années (pas de traitement et une moyenne de survie de quelques mois). S’en est suivi de votre part, une tentative inacceptable de manipulation des données de l’agence de santé publique dont voici 2 exemples :

  • « s’il y a plus de glioblastomes, c’est peut-être qu’on ne savait pas bien regarder ou qu’on ne regardait pas bien. »
  • « Autre détail qui nous chagrine : qui avait un téléphone portable en 1990 ?…Dans l’étude de 372 pages, jamais les mots smartphones ou téléphones ne sont cités. »

Que dit exactement Santé Publique France (SPF) : « Les facteurs extrinsèques qui augmentent le risque sont la radiothérapie cérébrale et peut-être une exposition intense et prolongée aux pesticides (agriculteurs) [14]. Les dernières études  épidémiologiques et les expérimentations animales seraient en faveur du rôle carcinogène des expositions aux champs électromagnétiques [15]. »  Ainsi si la rédaction d’Android MT avait suivi le lien [15], elle aurait abouti à l’étude indiquée par SPF qui dans son résumé écrit de manière claire qu’il s’agit des expositions « des téléphones portables et autres produits émettant des ondes ». il est donc tout à fait trompeur de laisser à croire comme le fait délibérément le journaliste et directeur de la publication Benoit Bailleul, qu’il n’y a aucun lien avec « nos smartphones »…

Ensuite un peu plus loin vous écrivez ceci : « Les écouteurs ne peuvent pas être qualifiés de nuisible pour notre santé ». Or, ce n’est pas le sens des recommandations du Département de la santé californien qui dès 2017 écrit ceci : « Retirez l’oreillette lorsque vous n’êtes pas en communication. Les oreillettes libèrent de petites quantités d’énergie RF même lorsque vous n’utilisez pas votre téléphone ». Et aussi de conseiller de les enlever pour regarder un film en streaming ou écouter de la musique. Par ailleurs, les risques de surdité ne sont pas seulement le fait du son mais bien de l’exposition aux ondes de nos portables. Ainsi la justice italienne a reconnu à plusieurs reprises devant les plus hautes juridictions le lien avéré entre les tumeurs bénignes du nerf de l’acoustique (neurinome de l’acoustique) et l’usage du téléphone portable.

Pour finir, vous évoquez l’indicateur DAS (Débit d’absorption spécifique). Sachez que ce sont nos actions juridiques qui ont obligé l’Agence nationale des fréquences à devoir publié les data qui sont aujourd’hui disponibles pour le public. Et depuis fin 2019, l’ANSES a recommandé au gouvernement à la fois de retirer ou mettre à jour tous les téléphones portables en dépassement de DAS mis sur le marché avant juin 2017 et de revoir la distance de mesures pour le DAS tronc à 0 mm de la peau. Deux recommandations qui n’ont toujours pas été mise en place et qui ne permettent pas d’assurer la sécurité des utilisateurs et des téléphones vendus à ce jour.

Article du 17 septembre 2021

Nous en avons plus qu’assez de lire ou d’entendre des contre-vérités flagrantes concernant les dangers des ondes de la téléphonie mobile. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un média ne publie des informations qui ne sont pas le reflet des connaissances scientifiques et médicales les plus récentes. Plus préoccupant encore, malgré nos demandes de rectifications, ces médias font la sourde oreille et continuent en toute impunité à véhiculer des fakenews. Doit-on y voir une volonté assumée de tromper leurs lecteurs ou leurs auditeurs ?

C’est ainsi le cas, croyons-nous, du Dr Michel Cymes, médecin présent dans de très nombreux médias, qui dans cet article intitulé « 5G: y-a-t’il un risque pour notre santé » explique sur le site Internet de la radio RTL en décembre 2020 :

« Ensuite, toujours selon la recherche, on ne constate pas d’augmentation des cas de cancer du cerveau dans le monde occidental, où le téléphone portable s’est généralisé. Cette affirmation tient compte de tous les paramètres et notamment du vieillissement de la population. »


Et un peu plus loin, il ajoutait sur un ton plus que martial  :

Il existe une étude américaine qui rapporte un risque accru de tumeur du cœur, mais cette étude a été faite sur des rats, qui ont pris l’équivalent de 70 ans d’exposition chez l’humain, à des doses supérieures à celles autorisées par la loi. Tout ça pour dire, que quiconque affirme aujourd’hui détenir la vérité est un menteur.

Nous avons essayé sans succès de rentrer en contact avec la direction de la rédaction de RTL et avec le Dr Cymes afin de leur apporter des éléments de preuves scientifiques émanant de l’agence Santé Publique France qui dans un rapport publié en 2019 fait état d’une multiplication par quatre et plus dans toutes les classes d’âge des cancers du cerveau les plus graves (glioblastomes) durant les trente dernières années en France.

Il est donc parfaitement mensonger de dire comme le font le Dr Cymes et RTL « qu’on ne constate pas d’augmentation des cas de cancers du cerveau dans le monde occidental ». C’est même tout l’inverse en France !

Par ailleurs l’agence de santé publique fait clairement état dans ses conclusions concernant les facteurs de risque possibles « du rôle carcinogène des expositions aux champs électromagnétiques » comme on peut le lire dans la capture d’écran ci-dessous.

Quant à son « résumé » de l’étude scientifique américaine du National Toxicology Program (NTP), dotée de plus de 25 millions de dollars et ayant fait l’objet d’un Peer review par un groupe d’experts internationaux indépendants, Michel Cymes est là encore en totale décalage avec la réalité des faits scientifiques. Voici la conclusion du rapport final :

Des preuves évidentes de tumeurs dans le cœur des rats mâles. Les tumeurs étaient des schwanomes malins.
Certaines preuves de tumeurs dans le cerveau de rats mâles. Les tumeurs étaient des gliomes malins.
Certaines preuves de tumeurs dans les glandes surrénales des rats mâles.

Nous ne pensons pas détenir la vérité scientifique, par contre nous pouvons prouver que les affirmations du Dr Cymes dans cet article sont mensongères. Nous lui demandons de se renseigner sur les dernières données et de s’expliquer ensuite publiquement auprès de ces auditeurs sur les raisons de cette désinformation.

C’est aussi le cas de nombreux sites consacrés aux nouvelles technologies qui colportent allègrement et à longueur d’années des Fakenews sous couvert de donner des informations à vocations médicales ou scientifiques à leurs lecteurs. L’article publié le 14 septembre 2021 sur le site Androïd MT en est un parfait exemple.

Voici ce qu’écrit Baptiste Perrin (une plume régulière du site) dans son papier intitulé : « Cancer, fertilité, surdité… les téléphones sont-ils vraiment dangereux pour la santé ? » :

Publiée en 2010, l’étude « Interphone » a mis en lumière une augmentation de 40% du risque d’avoir un cancer du cerveau pour les 10% des personnes les plus exposées aux ondes de leur téléphone. Mais ces chiffres n’ont jamais été prouvés et donc vérifiés. De manière générale, on n’observe pas une augmentation des cas de cancer du cerveau sur les trente dernières années.

Encore une fois cette affirmation est parfaitement contredite par les chiffres publiés par Santé Publique France en 2019. Nous avons donc écrit via Twitter à leur directeur de la publication, le journaliste Benoît Bailleul pour lui apporter des éléments et lui demander de rectifier l’article.

Voici sa réponse dont une étrange référence au passage du Dr Marc Arazi dans l’émission TPMP de Cyrile Hanouna :

Tout le reste de l’article est parsemé d’informations partiellement ou totalement fausses. Mais ces derniers qui n’ont aucune limite dans la mauvaise foi vont jusqu’à mettre en doute le sens des données de Santé Publique France…En voici quelques exemples :

Tous ceux-ci ne sont que deux exemples parmi des milliers d’informations fausses qui sont véhiculées sur Internet et qui sont ensuite reprises par Google dans son moteur de recherche avec le triste résultat suivant quand vous tapez les mots Michel Cymes, RTL, cancers du cerveau, téléphones portables :

Il devient donc indispensable de dénoncer publiquement et sans relâche de tels agissements car la plupart des informations concernant les enjeux de santé publique liés aux ondes sont censurées par des groupes de médias appartenant à des industriels de la téléphonie mobile, mais aussi par des sites qui dépendent pour leur survie de la manne publicitaire et promotionnelle des opérateurs.

Aidez-nous à relayer cet article le plus largement possible. Ainsi et au moment où le débat fait rage autour de l’importance d’une information médicale et scientifique fiable autour de l’épidémie de COVID 19, des vaccins, des traitements, l’affaire du Phonegate montre à quel point nous devons tous être vigilants et critiques face aux tentatives de désinformation de certains médias sur des sujets majeurs de santé publique.

Sur le même sujet lire nos précédents articles :
1er juin 2018 « Le Monde épinglé pour désinformation sur le Phonegate »

26 novembre 2018 « Est-il possible de parler du Phonegate à la télévision française »

13 février 2019 « Comment O1net magazine désinforme ses lecteurs sur les risques santé du téléphone portable »

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