[Last minute] International: first withdrawal of a cell phone in Canada

The Government of Canada has just banned the distribution of the mobile phone Alcatel U50 for having exceeded its radiation emission (SAR) regulatory thresholds.    This was confirmed on the MobileSyrup website by a spokesperson for the government agency Innovation, Science and Economic Development (ISED) that controls the placing on the market of radio devices in Canada.

Following the withdrawal in France of nearly 100,000 Hapi 30 (MOBIWIRE) mobile phones in April 2018, commercialized by the operator Orange, and, at the end of May 2018, of the NEFFOSX1 TP902, imported by the company TP-Link, it is the first  reminder of compliance with regulations at the international level of a mobile phone sold by the three Canadian telephony operators, Bell, Telus and Freedom Mobile.

The Alcatel U50, not having been to our knowledge commercialized in France, is not included in the 31 mobile phones tested by the National Frequencies Agency (ANFR).  As a reminder, ANFR had requested the update of three phones including the Alcatel PIXI 4-6 ».

Alcatel PIXI 4-6″  (Manufacturer : TCL)

Initial value Value after update
System version 01001 01005
SAR « trunk » measured 2.04 W/kg 1.58 W/kg

The regulations applicable in Canada, based on the standards of the Federal Communications Commission (FCC), established in 1998, are more protective than the European standards set by the recommendations of the International Commission on Non-Ionizing Radiation Protection (ICNIRP). The SAR « head » and « trunk » thresholds are 1.6 W/kg in the United States and 2 W/kg in Europe. Moreover, testing on 1 g of tissue instead of 10 g reduces the exposure level for the user by 2 to 3 times.

As Dr. Marc Arazi, President of PhoneGate Alert, announced in April 2018 to the journalist Jean-Jacques Bourdin on BMFTV, hundreds of millions of mobile phones will have to be withdrawn from the global market.  Dr. Arazi added, on the occasion of this first withdrawal in Canada: « We are delighted to see that the action we are taking at the international level with our partners (Environmental Health Trust) is bearing fruit across the Atlantic and that the safety and health of users is gradually becoming a priority for government authorities.”

[Dernière minute] International : premier retrait d’un téléphone portable au Canada

Le gouvernement du Canada vient d’interdire la distribution du téléphone mobile Alcatel U 50 pour dépassement de ses seuils d’émissions d’ondes (DAS/SAR) réglementaires. C’est ce qu’à confirmé au site Internet MobileSyrup, un porte-parole de l’agence gouvernementale Innovation, sciences et développement économique (ISED) qui contrôle la mise sur le marché canadien des appareils radioélectriques.

Après le retrait en France de près de 100 000 téléphones mobiles Hapi 30 (MOBIWIRE) en avril 2018 commercialisé par l’opérateur Orange et du NEFFOS X1 TP902 importé par la société TP-Link fin mai 2018, c’est le premier rappel au respect de la réglementation au niveau international, auprès de trois opérateurs de téléphonies canadiens, Bell, Telus et Freedom Mobile.

L’Alcatel U 50 n’étant pas à notre connaissance commercialisé en France, il ne fait pas partie des 31 téléphones mobiles testés par l’Agence nationale des fréquences. Mais pour rappel, l’ANFR  avait demandé la mise à jour de trois téléphones dont celle de l’ Alcatel PIXI 4-6’’.

Alcatel PIXI 4-6  (Constructeur : TCL)

Valeur initiale Valeur après mise à jour
Version du système 01001 01005
DAS « tronc » mesuré 2,04 W/kg 1,58 W/kg

La réglementation applicable au Canada calquée sur les normes de la Federal communications commission (FCC), instituée en 1998, est plus protectrice que les normes européennes issues des recommandations de la Commission internationale de protection contre les rayonnements ionisants (ICNIRP). En effet, les seuils de DAS « tête » et « tronc » sont de 1.6 W/kg aux USA pour 2 W/kg en Europe. De plus, le fait de tester sur 1gr de tissu au lieu de 10gr diminue de 2 à 3 fois le niveau d’exposition pour l’utilisateur.

Comme le Dr Arazi, président d’Alerte PhoneGate, l’annonçait en avril 2018 au micro du journaliste Jean-Jacques Bourdin , ce sont des centaines de millions de téléphones portables qui vont  devoir être retirés du marché mondial et d’ajouter à l’occasion de ce premier retrait au Canada : « Nous nous réjouissons de voir que l’action que nous menons au niveau international avec nos partenaires  (Environmental Health Trust) porte ses fruits outre-atlantique et que la sécurité et la santé des utilisateurs deviennent petit à petit une priorité pour les autorités gouvernementales. »

[Communiqué] L’ANFR met en danger la santé de millions d’utilisateurs de téléphones portables

L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a publié un communiqué, le jeudi 26 juillet 2018, qui annonce l’obligation pour deux fabricants de mettre à jour leurs modèles de téléphones portables, le HISENSE F23 et le WIKO Tommy2 (commercialisé par Bouygues Telecom). En effet les tests de contrôles réalisés ont montré un dépassement de la limite réglementaire du Débit d’absorption spécifique (DAS) « tronc ». Par ailleurs, l’ANFR présente dans un rapport détaillé de 13 pages le bilan de sa campagne de mesures de DAS pour l’année 2017.

Malgré cette nouvelle transparence de façade,  l’ANFR ne fait guère illusion. En effet, sa stratégie de communication est simple. Faire disparaître sous le tapis, les millions de téléphones portables mis sur le marché avant le changement de réglementation européenne intervenue en juin 2016 ; autant dire pratiquement tous les téléphones portables que nous utilisons au quotidien nous et nos enfants depuis plusieurs années et jusqu’à ce jour. Et pour ces téléphones mobiles, les niveaux de DAS corps contrôlés par l’ANFR sont bien plus alarmants. Les seuils réglementaires peuvent dépasser jusqu’à près de quatre fois les valeurs réglementaires (2W/kg).

Pour le Dr Arazi qui a lancé l’alerte en juillet 2016 et obtenu par voie de justice la publication de toutes ces données : « La responsabilité de l’ANFR, comme celles des autres organes de contrôle internationaux est immense. Ce scandale en rappelle un autre, celui du scandale du sang contaminé. Certains savent mais ne disent rien et ainsi la santé de millions de personnes est mise en danger. Les pouvoirs publics n’apprennent-ils donc jamais rien des graves erreurs du passé, comme pour l’amiante ou le tabac?« .

Et une nouvelle étude, cette fois-ci venant de l’Institut tropical et de santé publique suisse (Swiss TPH), à Bâle, montre que la mémoire figurative des élèves (700 jeunes de 12 à 17 ans) est affectée par les ondes de leurs téléphones mobiles. L’Agence nationale de santé alimentaire, de l’environnement et de sécurité au travail (ANSES) avait aussi sonné l’alerte en juillet 2016 dans son rapport « ondes des radiofréquences et santé des enfants » recommandant, entre autres, aux pouvoirs publics d’interdire la publicité ayant pour but direct la vente, la mise à disposition, l’utilisation ou l’usage d’un téléphone mobile par des enfants de moins de 14 ans. Mais surtout réclamait par la voix de Roger Genet, Directeur Général de l’ANSES « d’assurer en toutes circonstances le respect des valeurs limites d’exposition réglementaires, quels que soient les dispositifs mobiles et leurs conditions d’utilisations (positionnement au contact du corps)« .

C’est dans ce contexte que lors de notre conférence de presse du 28 juin 2018, nous avons appelé au retrait par échange gratuit ou à la mise à jour de plus de 250 modèles de téléphones mobiles parmi les plus connus dont les seuils dépassaient les valeurs réglementaires au contact (0mm) et/ou au quasi contact (5mm). Pour exemple le fabricant SAMSUNG  représente près de 15% des téléphones mobiles qui sont concernés avec 34 modèles.
SAMSUNG (34), LG (19), WIKO (14), NOKIA (12), HUAWEI (10), HTC (9), ALCATEL (7), APPLE (5), POLAROID (5), MICROSOFT (4)…

Nous reviendrons plus en détail prochainement sur le bilan des contrôles réalisés par l’ANFR lors de l’année 2017. Toutefois, nous attirons votre attention sur le caractère faussement rassurant des informations transmises dans ce rapport de l’ANFR et particulièrement ceux concernant les DAS « tête ».

La totale absence de réaction du pouvoir politique qui continue à piloter à distance ce dossier brûlant, en envoyant en première ligne les hauts-fonctionnaires et l’administration, montre pour le moins un manque complet de courage des ministres, Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Bruno Le Maire, face au lobby de cette industrie surpuissante.

[Press release] ANFR endangers the health of millions of mobile phone users

In its press release published on Thursday 26 July 2018, the National Frequencies Agency (ANFR) announced the obligation of manufacturers to update two new mobile phone models, the HISENSE F23 and the WIKO Tommy2 (marketed by Bouygues Telecom).  The control tests carried out showed that the regulatory limit for the Specific Absorption Rate (SAR) “trunk” had been exceeded.

In addition, ANFR presented the results of its SAR campaign for 2017 in a detailed 13-page document.

Despite this new transparency, ANFR is under no illusion. Its communication strategy is simple. The millions of mobile phones placed on the market before the change in European regulations in June 2016 will be swept under the carpet.

This means practically all the mobile phones we and our children have used on a daily basis for many years to the present day. For these mobile phones, the levels of the SAR body tested by ANFR are far more alarming. The SAR thresholds have been exceeded by up to almost four times the regulatory value (2W/kg). For Dr. Arazi, who launched the alert in July 2016 and obtained the publication of all these data through legal proceedings: « The responsibility of ANFR, like that of other international monitoring bodies, is huge. This scandal recalls another one, the contaminated blood scandal. Some people knew but said nothing and the health of millions was endangered. Doesn’t the government ever learn anything from the serious mistakes of the past, like asbestos or tobacco? »

And a new study, this time from the Swiss Tropical and Public Health Institute (Swiss TPH) in Basel, shows that the figurative memory of students (700 young people aged 12 to 17) is affected by the radiation of their mobile phones. The French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES) also sounded the alarm in July 2016 in its report « Exposure to Radiofrequencies and Child Health” recommending, inter alia, to the public authorities to extend to “all mobile communication devices” the current ban on advertising that directly promotes the sale or use of a mobile phone by children under age 14.

Above all, Roger Genet, Director General of ANSES, called for « compliance with regulatory exposure limit values under all circumstances, regardless of the mobile emitting devices used and their conditions of use (positioning in contact with the body) ».

 It is in this context that at our press conference on 28 June 2018, we called for the withdrawal by free exchange or updating of more than 250 of the best-known mobile phone models whose thresholds exceeded the regulatory values on contact (0mm) and/or near-contact (5mm). For example, the manufacturer SAMSUNG represents nearly 15% of the phones concerned with 34 models.

SAMSUNG (34), LG (19), WIKO (14), NOKIA (12), HUAWEI (10), HTC (9), ALCATEL (7), APPLE (5), POLAROID (5), MICROSOFT (4)…

We will come back soon in more detail regarding the assessment of the tests carried out by ANFR during 2017. We draw your attention, however, to the falsely reassuring nature of the information transmitted in this document and particularly that concerning the SAR « head ».

The total lack of reaction from the political authorities, who continue to remotely steer this burning issue by sending senior officials and the administration to the front line, shows at the very least a complete lack of courage on the part of the Ministers, Nicolas Hulot, Agnès Buzyn and Bruno Le Maire, in the face of the lobby of this extremely powerful industry.

The French public authorities recognize the urgent need to better protect the health of mobile phone users

Two years, day for day, after the revelation of the scandal, Phonegate Alert has just, not without difficulty, obtained new incontestable proof confirming that the European and French regulations governing the placing on the market of mobile phones does not effectively protect the health of users.

On 27 June 2018, our association was able to obtain from the French Agency for Food, Environmental and Occupational Health & Safety (ANSES) the mission letter entrusted to it on 30 October 2017 by the Director General for Risk Prevention (DGPR) and the Director General for Health (DGS).  This letter was given to us by Mr. Olivier Merckel, Head of the Physical Agents, New Technologies and Major Developments Unit, whom we thank.  For six months, we had been asking Ministers Nicolas Hulot and Angès Buzyn, in vain, for a copy of this extremely important document.

When we read this mission letter, we can easily understand why these Ministers were in no hurry to make it public. Indeed, according to Dr. Arazi, President of  Phonegate Alert, « This is nothing more or less than the first official recognition of a serious failure of European and French regulations that has allowed manufacturers in the sector to put on sale hundreds of millions of mobile phones that present risks to our health, particularly that of our children.”

The DGPR and the DGS are asking ANSES, taking into account its July 2016 recommendation, to « …develop an indicator representative of the real exposure of mobile phone users… you will identify the work to be carried out in order to respond to this recommendation by specifying the method and timetable. These elements may, where appropriate, be taken to the European level… ». This work must be completed by the end of 2018.

 Furthermore, ANSES is asked « …to indicate whether these exceedances of SAR values (NDLR: specific absorption rate) as recorded by ANFR between 2012 and 2016 are likely to cause health effects… » and to study in particular the consequences for children: « … it appears that children may be more exposed than adults… ». This work was to be made available by 31 December 2017, that is, more than 6 months ago!

We are legitimately entitled to publicly ask Ministers Nicolas Hulot and Agnès Buzyn why these requests and the results of the work requested have not been the subject of any official communication and when these elements will finally be made public.

In this context, our request for the recall of more than 250 of the best-selling mobile phone models on the French market, which must either be withdrawn from service by a procedure to be defined, or be the subject of a free software or hardware update by the manufacturer, must be heeded by  the public authorities. We have therefore just launched a petition addressed to the Ministers which will be officially handed to them on 23 September 2018.

Les pouvoirs publics français reconnaissent l’urgence à mieux protéger la santé des utilisateurs de téléphone portable

Deux ans, jour pour jour après la révélation du scandale, Alerte Phonegate vient, non sans difficultés, d’obtenir de nouvelles preuves incontestables confirmant que les réglementations européenne et française encadrant la mise sur le marché des téléphones portables ne protègent pas efficacement la santé des utilisateurs.

Le 27 juin 2018 notre association a pu obtenir de l’Agence sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) la lettre de mission que lui ont confiée, le 30 octobre 2017, le Directeur général de la prévention des risques (DGPR) et la Directeur général de la santé (DGS). Cette lettre nous a été remise par Monsieur Olivier Merckel, chef de l’unité Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements, que nous remercions. Depuis 6 mois nous réclamions en vain aux ministres Nicolas Hulot et Agnès Buzyn, ce document essentiel.

À la lecture de cette lettre de mission nous comprenons aisément pourquoi ces ministres n’étaient pas pressés de la rendre publique. En effet, pour le Dr Arazi, Président d’Alerte Phonegate « Ce n’est ni plus ni moins que la première reconnaissance officielle d’une grave défaillance des réglementations européenne et française qui a permis aux industriels du secteur de mettre en vente des centaines de millions de téléphones portables sources de risques pour notre santé et, particulièrement, pour celle de nos enfants. »

Le DGPR et le DGS demandent à l’ANSES, en tenant compte de sa recommandation de juillet 2016, de « … développer un indicateur représentatif de l’exposition réelle des utilisateurs de téléphonie mobile … vous identifierez les travaux à conduire afin de répondre à cette recommandation en précisant la méthode et le calendrier. Ces éléments pourront le cas échéant être portés au niveau européen. … » Ces travaux devront être rendus d’ici la fin de l’année 2018.

De plus, il est demandé à l’ANSES « …d’indiquer si ces dépassements de valeurs de DAS (NDLR : débit d’absorption spécifique) tels que relevés par l’ANFR entre 2012 et 2016 sont susceptibles de provoquer des effets sanitaires… » et d’étudier particulièrement les conséquences pour les enfants : « … il apparaît que les enfants peuvent être plus exposés que les adultes … » Ces travaux devaient être rendus… le 31 décembre 2017, soit il y a déjà plus de 6 mois !

Nous sommes légitimement en droit de demander publiquement aux ministres Nicolas Hulot et Agnès Buzyn pourquoi ces demandes et les résultats des travaux demandés en urgence n’ont fait l’objet d’aucune communication officielle et quand ces éléments seront enfin rendus publics.

Dans ce contexte, notre demande de rappel de plus de 250 modèles de téléphones mobiles parmi les plus vendus sur le marché français, qui doivent soit être retirés du parc en service par une procédure à définir, soit faire l’objet d’une mise à jour logicielle ou matérielle gratuite par le fabricant doit être entendue par les pouvoirs publics. Nous venons donc de lancer à leur intention une pétition qui leur sera remise officiellement le 23 septembre 2018.

Appeal for the withdrawal of more than 250 mobile phone models in France, Europe and internationally

Our press briefing was held Thursday 28 June 2018 in Paris.  Dr. Marc Arazi, President of the NGO, Phonegate Alert, together with two members of the scientific committee, Dr. Devra Davis (USA), President of the NGO, the Environmental Health Trust, and Dr. Annie Sasco, former chief of a research unit, at IARC-WHO, called for the withdrawal of millions of mobile phones that present a risk to health, particularly of children.

Dr. Arazi briefly recalled the important steps marking the alert launched in July 2016.  He then presented the association that was recently created on his initiative in March 2018, its international purpose and the composition of the scientific committee, which includes some of the internationally renowned personalities who are studying the potential links between electromagnetic waves and health.

In the context of recognition of the action of Phonegate Alert, on Monday 25 June 2018, Dr. Arazi addressed a well-argued letter to the Ministers Nicolas Hulot, Agnès Buzyn and Bruno Le Maire asking them to urgently take several essential decisions to protect the health of mobile phone users, specifically :

The recall of more than 250 of the best-selling mobile phone models on the French market, which must either be withdrawn from the market by a procedure of free exchange or their software or hardware must be updated by the manufacturer.

Attached, are the list of data from the Open DATA site (https://data.anfr.fr/) of the National Frequencies Agency (ANFR).  They summarize the brands and models of mobile phones tested between 2012 and 2017, presenting, in our opinion, a potential risk to the health of users.  This concerns millions of mobile phones in the hands of French users and hundreds of millions used by people in Europe and in the rest of the world.

Under pressure of our action, the recent withdrawals and updates made by ANFR (Hapi 30 of Orange, Neffos X1 TP902) are certainly a step forward but are totally insufficient and show an unwillingness on the part of the public authorities to seriously address this public health issue:  “the Ministers concerned should not hide behind a “pseudo compliance” for mobile phones at risk that have been sold to users in the context of totally faulty regulation for the sole benefit of industry and to the detriment of our health,” Dr. Arazi emphatically pointed out.

For her part, Dr. Annie Sasco recalled the basis on which IARC correctly classified radiofrequency electromagnetic fields in 2011 as belonging to group 2B, possible carcinogens for humans. Since 2011, new epidemiological studies (Cephalo, CERENAT) have confirmed the increased risk of brain tumors for the most exposed persons (intense use of the phone, long duration in terms of years of use, with an excess risk for people who started using the phone at an early age, and also an excess risk for the most exposed areas of the brain, especially on the side of regular phone use).

In addition, two experimental studies conducted on rats and mice significantly reinforced evidence of carcinogenicity in experimental animals (NTP study of the NIEHS in the United States and the Ramazzini study in Italy). This will allow, after the publication of a crucial study on mobile phones and brain tumors in children, adolescents and young adults, the Mobi-kids study, to ask IARC to reconsider the classification of RF-EMF.

Finally, Dr Devra Davis, President of the Environmental Health Trust, stressed the increased risks for children:

“My research and the work of dozens of other scientists show that sperm is damaged by cell phone radiation. The Cleveland clinic advises men who want to become fathers to take phones out of their pocket. The State of California also says people should keep phones off the body.

“The latest studies conducted by Environmental Health Trust scientist Claudio Fernandez and others confirm that cell phone radiation gets twice as deeply into the brain of a child compared to an adult and 10 times more into the bone marrow.

“Studies that simulate virtual reality with smart phones held in front of the frontal lobe and eyes also show that exposures into a child’s eyes and hippocampus greatly exceed those of an adult. None of these exposures has ever been evaluated for its health impacts.

“A new publication by Claudio Fernandez and EHT colleagues in the journal Environmental Research also confirms that virtual reality using a smart phone releases 20 times more microwave radiation into the critically important hippocampus of the child compared to the adult; this is the part of the brain essential to memory, impulse control, and executive function

“We are placing our children at risk by exposing them to microwave radiation that has never been tested for long-term impacts. Further, this is an experiment with no controls. “The American Academy of pediatrics has issued statements advising parents that no child under the age of two should have any screen time.”

 

[Communiqué] Appel au retrait de plus de 250 modèles de téléphone portable en France, en Europe et à l’International

Notre point de presse s’est tenu le jeudi 28 juin 2018 à Paris. Le Dr Marc Arazi, Président de l’ONG  Alerte Phonegate, entouré de deux membres du comité scientifique, le Dr Devra Davis (USA), présidente de l’ONG  Environmental Health Trust et le Dr Annie Sasco, ancienne directrice d’une  Unité de recherche du CIRC-OMS, y ont lancé un appel pour le retrait de millions de téléphones mobiles à risques pour la santé des utilisateurs et plus particulièrement des enfants.

Le Dr Arazi a brièvement rappelé les étapes importantes qui ont jalonné l’alerte lancée en juillet 2016. Puis il a présenté l’association tout récemment créée à son initiative en mars 2018, son objet à vocation internationale ainsi que la composition du comité scientifique, dans lequel se retrouvent quelques unes des personnalités de renom internationales qui étudient les liens potentiels des ondes électromagnétiques  avec  la santé.

Dans ce contexte de reconnaissance de l’action de notre association,  le Dr Arazi a  écrit de manière argumentée le lundi 25 juin 2018 aux ministres Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Bruno Le Maire afin de leur demander de prendre urgemment plusieurs décisions essentielles pour protéger la santé des utilisateurs de téléphones mobiles, et à savoir tout particulièrement :
Le rappel de plus de 250 modèles de téléphones mobiles parmi les plus vendus sur le marché français, qui doivent soit être retirés du parc en activité par une procédure d’échange gratuit, soit faire l’objet d’une mise à jour logicielle ou matérielle gratuite par le fabricant.

Ci-joint, la liste extraite des données du site Open Data (https://data.anfr.fr/) de l’Agence nationale des fréquences (ANFR). Elles récapitulent les marques et modèles des téléphones portables testés entre 2012 et 2017 qui présentent, selon nous, un risque potentiel pour la santé des utilisateurs. Cela concerne des millions de téléphones portables entre les mains d’utilisateurs français et des centaines de millions de téléphones portables utilisés par les populations de l’Europe et du reste du monde.

Les récents retraits et mises à jour opérés par l’ANFR (Hapi 30 d’Orange, Neffos X1 TP902 ), sous la pression de notre action, sont certes une avancée, mais sont totalement insuffisants et montre de la part des pouvoirs publics une non volonté de se saisir sérieusement de cet enjeu de santé publique : « les ministres concernés ne devraient pas se retrancher derrière une « pseudo conformité » pour des téléphones mobiles à risques qui ont été vendu aux utilisateurs dans le cadre d’une réglementation totalement défaillante au seul profit des industriels et au détriment de notre santé » fait remarquer avec force le Dr Arazi.

De son côté le Dr Annie Sasco a rappelé sur quelles bases le CIRC  avait correctement classifié en 2011 les champs électromagnétiques radiofréquences  comme relevant du groupe 2B des cancérogènes possibles pour l’être humain. Depuis 2011, de nouvelles études épidémiologiques (Céphalo, CERENAT) ont confirmé le risque accru de tumeurs du cerveau pour les personnes les plus exposées (utilisation intense du téléphone, longue durée en termes d’années d’utilisation, avec un sur-risque pour les personnes ayant commencé l’usage du téléphone à un âge précoce, et aussi un sur-risque pour les zones du cerveau les plus exposées, notamment du côté habituel d’utilisation du téléphone).

De plus, deux études expérimentales menées sur des rats et des souris ont considérablement renforcé l’évidence de cancérogénicité chez l’animal  de laboratoire (étude  NTP du NIEHS aux Etats-Unis d’Amérique et étude Ramazzini en Italie). Ceci permettra après la publication d’une étude cruciale sur téléphones mobiles et tumeurs du cerveau chez les enfants, adolescents et adultes jeunes, l’étude Mobi-kids, de demander au CIRC de reconsidérer la classification des RF-CEM…

A la suite, le Dr Devra Davis complète concernant les risques spécifiques pour les enfants et les jeunes : « Mes recherches et les travaux de dizaines d’autres scientifiques montrent que le sperme est endommagé par le rayonnement des téléphones mobiles. La clinique de Cleveland conseille aux hommes qui veulent devenir pères de sortir le téléphone de leur poche. L’État de Californie dit aussi que les gens devraient garder les téléphones hors du corps. ».

Les dernières études menées par Claudio Fernandez, scientifique de l’Environmental Health Trust et d’autres confirment que le rayonnement du téléphone mobile pénètre deux fois plus profondément dans le cerveau d’un enfant que dans celui d’un adulte et dix fois plus dans la moelle osseuse.

Des études qui simulent la réalité virtuelle avec des smartphones tenus devant le lobe frontal et les yeux montrent également que les expositions dans les yeux et l’hippocampe d’un enfant dépassent largement celles d’un adulte. Aucune de ces expositions n’a jamais fait l’objet d’une évaluation de ses effets sur la santé.

Une nouvelle publication de Claudio Fernandez et ses collègues de l’EHT dans la revue Environmental Research confirme également que la réalité virtuelle utilisant un smartphone libère 20 fois plus de rayonnement micro-ondes dans l’hippocampe de l’enfant que dans l’hippocampe de l’adulte ; c’est la partie du cerveau essentielle à la mémoire, au contrôle des impulsions et à la fonction exécutive.

Nous exposons nos enfants à un risque en les exposant à un rayonnement micro-ondes qui n’a jamais été testé pour des impacts à long terme. De plus, il s’agit d’une expérience sans contrôles. L’American Academy of Pediatrics a publié des déclarations informant les parents qu’aucun enfant de moins de deux ans ne devrait passer du temps devant un écran. »

« Le Monde » caught red-handed for misinformation on Phonegate

Yesterday, 31 May 2018, the internet site of the newspaper Le Monde published an article entitled « Ondes magnétiques : quatre smartphones épinglés ».  This article written by the journalist Nicolas Six raises the issue of editorial independence when it comes to subjects relating to the mobile telephony industry.

For the record, the title had been purchased in 2010 by businessmen Xavier Niel (Iliad/Free Telecommunications Group), Matthieu Pigasse (CEO of Lazard Bank France) and Pierre Bergé. Since Pierre Bergé’s death in 2017, Mr. Niel and Mr. Pigasse have held 72.5% of the capital of the Le Monde group.

In the first version of the article published at 3.45 p.m., Le Monde writes: « These exceedances do not signal a divergence on the part of manufacturers, but rather the tightening of SAR[1] (specific absorption rate) measurements » under the explicit heading « No worsening of the problem.”

This has the merit of clarity and, to support this implacable assertion, Le Monde is embarking on an attempt to adopt all the wording of the manufacturers in the sector, assisted with complacency by Mr Gilles Brégant, Director General of the National Frequencies Agency (ANFR).

In fourteen lines, Le Monde manages to make one factual error per line. We wonder who took the care to verify the elements from its sources… Indeed :

1. Le Monde indicates a measuring distance of the manufacturers “at a range between 0 and 25 mm”. In fact, this distance was from 15 to 25 mm up until June 2016.  It is precisely this distance which has allowed the manufacturers to overexpose hundreds of millions of users for over 20 years, endangering their health and safety.

2. The European Commission effectively launched a warning in April 2016 and not in “2017”.  Above all, it never “set a distance of 5 mm”.  For the SAR “limbs” it imposes a measurement at 0 mm from the skin and for the SAR “trunk” a measurement at a few millimeters from the skin.  This is one of the points we have been fighting since its entry into force.

3. The article climaxes with, « the threshold of 2W/kg was set taking into account a large safety margin »… « this figure being fifty times lower than the threshold observed by the researchers.” Yes, but that is totally false, the journalist having confused two SARs which have nothing to do with one another, the whole body SAR, and the SAR at contact.  To support this affirmation, it cites a report from the Consumer Safety Commission, published in 2008 and not, as written, in « 2017 », and which the journalist has simply misinterpreted.

Reading this article, Dr. Marc Arazi, President of Phonegate Alert, reached the journalist by phone to share with him all of his remarks.  After various exchanges by phone and SMS, the journalist, not convinced by these arguments, told Dr. Arazi without batting an eyelid: « the article was read again by Gilles Brégant ».  Astonished, to say the least, Dr. Arazi made him repeat the words. Confirmation of the interested party, sure of his facts.

There followed new SMS exchanges.  Faced with the evidence, the journalist of Le Monde wrote an SMS to Dr Arazi at 7.06 p.m.:  « I have cut out the problematic passage.  It will be updated by the correctors within the hour. And I contacted Pierre Le Hir. »

At 8.11 p.m., a new version was on line on the site of Le Monde.  The passage had indeed been removed but the general sense of the article remains the same, and does not make any mention of the exchanges with our president which prompted the update of the article.

But are we satisfied? Absolutely not when we discover that a leading newspaper like Le Monde can in this way destroy the international work of alerting and protecting public health carried out over the past two years against one of the most powerful lobbies on the planet.

On 23 December 2016, Pierre Le Hir, scientific journalist of Le Monde, had published a reference article on the subject entitled: « Soupçons sur les ondes des téléphones portables ». He was the first to use the term « Phonegate », which has since become the reference for this new industrial and health scandal. Yes, but Pierre Le Hir, with whom we have been in regular contact since then, has not written a line in seventeen months.

As you can see from these facts, the readers of Le Monde seem to be reduced to the choice today, of no longer being informed or to be misinformed.  It is a sad reality that we all suffer the consequences which are potentially dramatic when they also directly affect the health of millions of mobile phone users.

We see in what is happening a big blow cutting deep into the confidence of its readers. Attention, we know that there are many great journalists in the world who do quality work to inform and enlighten us on the state of society. But the question we ask publicly:  Is Le Monde still independent enough to speak about the public health issues related to Phonegate?

[1] SAR : specific absorption rate (NDLR).

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« Le Monde » épinglé pour désinformation sur le Phonegate

Le site Internet du journal Le Monde a publié hier, 31 mai 2018, un article intitulé « Ondes magnétiques : quatre smartphones épinglés ». Cet article écrit par le journaliste Nicolas Six pose à tout le moins la question de l’indépendance rédactionnelle quand il s’agit de sujets ayant trait à l’industrie de la téléphonie mobile.

Pour mémoire, le titre avait été racheté en 2010 par les hommes d’affaires Xavier Niel (Groupe de télécommunications Iliad/Free), Matthieu Pigasse (Patron de la banque Lazard) et Pierre Bergé. Depuis la mort de Pierre Bergé en 2017, MM. Niel et Pigasse possèdent 72,5 % du capital du groupe Le Monde.

Dans la première version de l’article publié à 15h45, le Monde écrit : « Ces dépassements ne signalent pas pour autant un dérapage de la part des fabricants, mais plutôt le resserrement des mesures de DAS[1] (débit d’absorption spécifique) » sous l’intertitre sans équivoque « Pas d’aggravation du problème. »

Cela a le mérite de la clarté et, pour appuyer cette implacable affirmation, le Monde part dans une tentative de démonstration, reprenant à son compte l’ensemble des éléments de langage des industriels du secteur servie avec complaisance par Monsieur Gilles Brégant, Directeur Général de l’Agence nationale des fréquences (ANFR).

En quatorze lignes, le Monde arrive à faire une erreur factuelle par ligne. On en vient à se demander qui a pris le soin de vérifier les éléments provenant de ses sources… En effet :

  1. Ce dernier indique une distance de mesure des fabricants « située entre 0 et 25 mm ». En fait cette distance était de 15 à 25 mm jusqu’en juin 2016. Et c’est justement cette différence qui a permis aux industriels de surexposer pendant plus de 20 ans des centaines de millions d’utilisateurs et ainsi de mettre en danger leur santé et leur sécurité.
  2. La Commission européenne a affectivement lancée une mise en garde en avril 2016 et non en « 2017 » mais surtout elle n’a jamais « fixé de distance à 5 mm ». Elle impose pour le DAS « membre » une mesure à 0 mm de la peau et pour le DAS « tronc » une mesure à quelques millimètres de la peau. C’est un des points que nous combattons depuis son entrée en vigueur.
  3. L’article se finit en apothéose, « le seuil de 2W/kg a été fixé en tenant compte d’une importante marge de sécurité » … « ce chiffre étant cinquante fois moins élevé que le seuil constaté par les chercheurs. » Oui mais voilà, c’est totalement faux, le journaliste ayant confondu deux DAS qui n’ont rien à voir entre eux, le DAS corps entier, et les DAS de contact.  Pour appuyer sa démonstration, il met en lien vers un rapport de la Commission de sécurité des consommateurs. Rapport publié en 2008 et non comme écrit en « 2017« , et que le journaliste a tout bonnement mal interprété.

A la lecture de cet article, le Dr Arazi, Président d’Alerte Phonegate, a joint au téléphone le journaliste pour lui faire part de l’ensemble de ses remarques. Après différents échanges au téléphone et par SMS, ce dernier pas convaincu par ces arguments, lui dit sans sourciller : « l’article a été relu par Gilles Brégant ». Étonné pour le moins, le Dr Arazi lui a fait répéter. Confirmation de l’intéressé, sur de son fait.

S’en suivirent de nouveaux échanges de SMS et devant l’évidence, le journaliste du Monde écrit par SMS au Dr Arazi à 19h06 : « j’ai coupé le passage problématique, il sera updaté par les correcteurs dans l’heure. Et j’ai contacté Pierre le Hir. »

A 20h11, une nouvelle version est en ligne sur le site du Monde, le passage a été effectivement enlevé mais le sens général de l’article reste le même, et ne fait aucune mention des échanges avec notre Président qui ont motivé la mise à jour de l’article.

 

Sommes-nous pour autant satisfaits ? Absolument pas quand nous découvrons qu’un journal de référence comme Le Monde peut de cette façon réduire à néant un travail international d’alerte et de protection de la santé publique mené depuis deux ans face à un des plus puissants lobbies de la planète.

Pierre Le Hir, journaliste scientifique du Monde, avait pourtant publié, le 23 décembre 2016, un article de référence sur le sujet intitulé : « Soupçons sur les ondes des téléphones portables ». Il a été le premier à utiliser le terme « Phonegate », devenu depuis la référence pour parler de ce nouveau scandale industriel et sanitaire. Oui mais voilà, ce dernier, avec qui nous sommes en contact régulièrement depuis, n’a plus écrit une ligne en dix-sept mois.

Comme vous le comprenez au travers de ces éléments factuels, les lecteurs du Monde semblent être réduits au choix aujourd’hui, de ne plus être informés ou d’être désinformés ? Triste réalité que nous subissons tous et dont les conséquences sont potentiellement dramatiques quand elles touchent aussi directement la santé de millions d’utilisateurs de téléphones portables.

Nous voyons dans ce qui se passe un gros coup de canif porté à la confiance de ses lecteurs. Attention, nous savons qu’il y a de nombreux et grands journalistes au Monde, qui font un travail de qualité pour informer et éclairer sur l’état de la société. Mais la question que nous posons publiquement : Le Monde est-il toujours suffisamment indépendant pour parler des enjeux de santé publique liés au Phonegate ?

[1] DAS : débit d’absorption spécifique (NDLR).