« Rappels en série de téléphones portables dangereux » par Le Lanceur

Le site « Le Lanceur » a publié, le 8 juin 2018, un nouvel article consacré au scandale industriel et sanitaire du Phonegate. C’est en 18 mois, le septième article, qu’il consacre à cet enjeu de santé publique. En décembre 2016, Il avait été le premier média à relayé l’alerte lancée par le Dr Marc Arazi.

Un grand merci à l’équipe de rédaction et au journaliste Antoine silliéres pour leur travail  d’investigation. C’est d’ailleurs le seul média pour l’instant à avoir fait le lien avec notre action suite au retrait et mises à jour de 4 nouveaux téléphones portables.

Force aussi de constater que l’audiovisuel public est totalement absent depuis des mois de cette affaire. Pourquoi ? En tout cas, certainement pas pour n’avoir pas reçu nos communiqués régulièrement et tenter de les contacter pour que les rédactions (France2, France3, FranceInfo, France5, RadioFrance,…) informent les dizaines de millions d’utilisateurs concernés par le danger pour leur santé.

Dans ce nouvel article, notre attention a été particuliérement attirée par une citation attribuée à Monsieur Olivier Merckel, chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’ANSES : « “Quand les DAS des téléphones testés affichent des valeurs inférieures aux limites, on s’affranchit des effets considérés comme avérés sur la santé par l’ICNIRP [Commission internationale pour la protection contre les rayonnements non ionisants]. Pour le grand public, le facteur de sécurité appliqué par l’ICNIRP est de 50. Donc les premiers effets considérés par l’ICNIRP ne devraient pas être observés à 2 W/kg mais plutôt à 100 W/kg, pour un représentant “moyen” de la population générale. Au-delà de ces effets bien connus, la question qui se pose est de savoir si d’autres effets pourraient être observés à des niveaux d’exposition inférieurs” ».

Nous contestons avec vigueur ce chiffre de 100 W/kg  qui est purement et simplement une invention qui n’a d’ailleurs, à notre connaissance, jamais figuré dans aucun document de l’ICNIRP ni dans aucun document scientifique.

Nous allons donc écrire, dans les tous prochains jours, à l’ANSES, pour demander une clarification quand à cette affirmation de Monsieur Merckel. Ceci est d’autant plus préoccupant quand on sait que la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction de la prévention des risques (DPR) ont confié une mission, en octobre 2017, à l’ANSES afin d’évaluer les risques pour la santé des utilisateurs de téléphones portables dont les DAS dépassent les seuils réglementaires de 2 W/kg et qui peuvent être supérieurs à 7W/kg.

A ce propos et malgré plusieurs demandes, tant au ministre de la transition écologique, Monsieur Nicolas Hulot, qu’à la ministre de la Santé, Madame Agnès Buzyn, la lettre de mission confiée à l’ANSES, ne nous a toujours pas été transmise. Dans ce dossier, nous pouvons faire le triste constat d’un manque criant de transparence.

Nous y reviendrons plus longuement dans un article consacré à cette question essentielle.

Lire l’article du site « Le Lanceur »