[Press release] Phonegate developments in the Netherlands. Our mobile phones are not safe !

Press release , April, 16, 2018

Dutch

On April 5, 2018, the French site, “60 Millions de consommateurs” announced the recall by the mobile telephony operator Orange of 90,000 cell phones of the model “Hapi 30”. The reason for the recall is that studies conducted in 2016 by the French National Frequencies Agency (ANFR) showed that the SAR limits to which the telephone must comply were exceeded when in contact with the body. ANFR says recalls could be repeated since they have recorded some other phones that exceed the limits.

As in France, a study of the SAR values was also carried out in the Netherlands by Agentschap Telecom – which controls the compliance of the placing on the market of mobile phones sold in the Netherlands – in its ‘Onderzoek inzake SAR-waarden van mobiele telefoons’ in 2009. The reason was that an inspection in 2008 revealed that a phone exceeded the prescribed SAR value of 2W/kg and was therefore withdrawn from the market. After 2009, Agentschap Telecom saw no reason to carry out another investigation. The ANFR’s test results, which are relevant not only for France but also for all European countries, urgently call for this as well as for transparency. The Dutch have the right to know what levels of radiofrequency radiation they are exposed to on a daily basis and they must be informed about this.

Certainly in the light of the health and industrial scandal Phonegate. This is called a scandal because 9 out of 10 phones, tested by ANFR in 2015, when used on contact with the body exceed the radiation limits and some by three to four times.  The test seems to be rigged. Phones are passing compliance tests but violate radiation limits because the test strategy does not measure use against the body in the way we actually use cell phones. Dr. Marc Arazi, whistleblower and president of the association “Phonegate Alert”, speaks « of a first and a big step forward with the recall of the Hapi 30. He calls for millions of phones to be taken off the market because they exceed SAR limits when used on the body, exposing consumers to values that have not been safe for decades. Recalls should also take place in the Netherlands ».

In the light of these developments, it is worrying that telecommunications companies are showing children in unsafe situations, thereby promoting unsafe behaviour. This is the case in an advertisement by the Dutch telecom provider KPN in which it is shown that two toddlers keep mobile phones on their bodies. This advertisement and one in which a teenager keeps a phone in his pocket have been the start of years of legal battle that Martine Vriens, legal consultant, has been waging to the present day, and which is in line with the Phonegate scandal.

Because this is incorrect and children are at risk of health damage, Vriens – also on behalf of ten organisations* – wrote to Agentschap Telecom. Negotiations will soon take place between the Agentschap and a delegation of the organisations, and later possibly with KPN and ‘Stichting Reclame Code’. The Agency indicated by phone that it was interested in the developments taking place in France and it would inform the Rijksinstituut voor Volksgezondheid en Milieu (RIVM) (National Institute of Public Health and the Environment).

The importance of this issue, especially for children and young people, is confirmed by Dr. Annie J. Sasco, MD, DrPH, former Chief of Unit of Epidemiology for Cancer Prevention at the International Agency for Research on Cancer – World Health Organization: « In May 2011, the IARC classified the EMF exposure as a possible carcinogen. Since then new studies were published, both epidemiological and experimental ones, reinforcing the evidence of carcinogenicity and several other detrimental health effects were described. With the new data on SAR measured in contact with the body, it becomes more than ever necessary to strengthen the safety recommendations to preserve the health of everyone in particular of fetuses, babies and children. »

In the negociations with Agentschap Telecom, Vriens will argue for a ban on the advertisement and, more generally, for information campaigns on how to use mobile phones safely. Research on SAR values will also be needed. And, like their colleague ANFR, this should lead to recalls.

April 6, Interview with Dr. Marc Arazi by French journalist Jean-Jacques Bourdin for RMC-BFMTV:

April 14, RTL Belgium article on Phonegate: https://www.rtl.be/info/magazine/sante/attention-aux-ondes-de-votre-gsm-un-scandale-sanitaire-pourrait-bientot-etre-revele-1013065.aspx

Contact :

Martine Vriens – Phonegate Alert Nederland  martinevriens(at)hotmail.com

Dr Marc Arazi, President and co-founder Phonegate Alert    drarazi(at)phonegatealert.org

*Stopumts, Stichting EHS, SOS Stop-Overdosis-Straling, Zeeuws Platform Stralingsrisico, Verminder Elektrosmog, Nationaal Platform Stralingsrisico’s, Vereniging Meetspecialisten Elektromagnetische Straling (VEMES), Zendmast Anders, Stichting Kennisplatform Elektromagnetische Straling, Stralingsbewustzijn, em.prof. Michiel Haas MSc/PhD (founder NIBE), mr. Leon Kraijenbrink.

 

[Communiqué] Des millions de téléphones portables vont devoir être retirés du marché en France et à l’international

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Le jeudi 5 avril 2018, le site « 60 Millions de consommateurs« , a annoncé que l’opérateur de téléphonie mobile Orange effectue le retrait par voie d’échange de 90 000 téléphones portables du modèle « Hapi 30 » fabriqués par Mobiwire et commercialisés dans son réseau en 2017.

De son côté, l’Agence nationale des fréquences, dans un communiqué publié le 6 avril 2018, indique :
 » En application de l’article L43 II bis du code des postes et des communications électroniques, l’ANFR a mis en demeure le 22 janvier 2018 la société Mobiwire de prendre toutes les mesures appropriées pour mettre fin à la non-conformité constatée sur les équipements actuellement sur le marché ainsi que ceux déjà commercialisés. »

L’ANFR a aussi publié simultanément le rapport de test concernant le Hapi 30 réalisé en avril 2017 (non signé par le laboratoire et portant la mention « modification éditoriale en décembre 2017 ») qui montre que le débit d’absorption spécifique (DAS) du Tronc (2,1 W/kg) dépasse le seuil réglementaire de 2 W/kg.

L’Agence, qui contrôle la conformité de la mise sur le marché des téléphones portables vendus en France, interrogée par le rédacteur en chef adjoint de « 60 millions de consommateurs », Benjamin Douriez, lui a répondu que les rappels de ce type pourraient se répéter et s’est référée à son site officiel : « Nous avons enregistré des dépassements sur quelques autres téléphones, révèle Gilles Brégant, directeur général de l’ANFR. Les procédures contradictoires sont en cours avec les constructeurs. »

Depuis juin 2017 et l’arrivée de la nouvelle équipe gouvernementale, nous avions écrit au ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, Monsieur Nicolas Hulot, à la ministre des Solidarités et de la Santé, Madame Agnès Buzyn et au Ministre de l’Économie et des Finances, Monsieur Bruno Le Maire afin de leur demander de faire retirer du marché et rappeler, afin de protéger au plus vite la santé des utilisateurs, les téléphones portables dont les tests réalisées par l’ANFR montraient qu’ils dépassaient au contact du corps le seuil limite de 2 W/kg.

C’est donc une première avancée significative dans l’action que nous menons depuis bientôt deux ans face à cet enjeu de santé publique. Toutefois et comme l’a rappelé immédiatement le Dr Marc Arazi, Président d' »Alerte Phonegate » lors de l’interview donnée au journaliste Jean-Jacques Bourdin, dans la matinale du 6 avril de la radio RMC : « Ce sont des millions de téléphones portables qui sont concernés en France, des dizaines de millions en Europe, des centaines de millions au niveau international« .

Nous n’accepterons pas le tour de « passe-passe réglementaire » qui consisterait à laisser en circulation les centaines de téléphones portables testés par l’ANFR avant 2016 et qui engendrent pour la très grande majorité d’entre eux des seuils d’exposition bien supérieurs aux valeurs limites de 2 W/kg. Rappel : 9 téléphones sur 10 testés en 2015 dépassaient les limites réglementaires, certains atteignant selon la norme européenne plus de 7 W/kg soit, en recalculant selon la norme américaine, plus de 20 W/kg, ce qui est dix fois plus élevé que les seuils admissibles pour la santé et la sécurité des utilisateurs.

Ces smartphones sont toujours aujourd’hui parmi ceux qui sont les plus vendus et utilisés par des millions de français, y compris de très nombreux enfants. « Il s’agit d’un enjeu de santé publique majeur et qui doit alerter directement nos responsables publics sur les conséquences extrêmement graves de leur inaction. Il est certain que si les gouvernants ne prennent pas la mesure de leur responsabilité politique, « Alerte Phonegate » est déterminée à en tirer toutes les conséquences juridiques. » a déclaré Maître Jérôme KARSENTI, un des avocats du pôle juridique qui conseille l’association.

Dans le même temps nos partenaires internationaux ont réagi à cette première historique. Le Dr Devra Davis, présidente de Environnemental Health Trust, a déclaré : « Grâce au Dr Arazi, le monde s’éveille au fait que les téléphones portables ne sont pas dépourvus de dangers, tout spécialement quand ils sont utilisés près du corps. Les nouveaux rapports émanant de l’agence nationale française chargée des essais montrent que les téléphones dépassent les seuils limites actuels dans des proportions considérables quand ils sont au contact du corps. Nous devons arrêter de faire des expériences sur nos enfants et nous-mêmes. Des études provenant de la Cleveland Clinic et d’institutions de pointe en Australie et en Inde montrent que les hommes qui veulent engendrer des enfants en bonne santé doivent garder leurs téléphones ailleurs que dans leurs poches. Il est d’une importance vitale que toutes les institutions publiques touchant à l’éducation développent des modes d’emploi simples à l’attention des millions d’utilisateurs de téléphones portables à travers le monde pour leur montrer comment limiter l’exposition.».

Nous espérons pouvoir être reçus dès la semaine prochaine par les ministres concernés pour faire avancer au plus vite la promulgation d’une série de mesures d’information et de protection en France et en Europe.

Contact : Dr Marc Arazi, Président d’ »Alerte Phonegate » :
* La paternité de ce terme revient à Pierre Le Hir (Le Monde du 23 décembre 2016) « Soupçons sur les ondes des téléphones portables »

[Communiqué] Confirmation des liens entre les ondes des téléphones mobiles et l’apparition de cancers


Publié le 3 avril 2018

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Le gouvernement des États-Unis a invité, du 26 au 28 mars 2018, à Durham (Caroline du Nord), un groupe de onze experts internationaux à participer au Peer review de l’étude de 25 millions de dollars de l’Agence fédérale américaine du National Toxicology Program (NTP) portant sur le rayonnement des téléphones cellulaires chez les animaux.

Les scientifiques ont conclu qu’il existe des «preuves évidentes» reliant le rayonnement des téléphones mobiles au développement de cancers chez les rats. Après un examen de trois jours des données de l’étude, ils ont voté pour renforcer les conclusions que les ondes (GSM et CDMA) du téléphone portable provoquent des effets sur la santé des rats et des souris exposés aux radiations des téléphones.
Le panel de scientifiques indique qu’il existe des preuves d’une association entre certaines tumeurs du cœur et du cerveau et le rayonnement des téléphones cellulaires dans les études animales à grande échelle.
Lire le communiqué de notre partenaire américain EHTrust

Représentant « Alerte Phonegate », le Dr Marc Arazi, président de l’association, est venu y témoigner : “ En utilisation réelle, en particulier au contact du corps, quasiment tous nos téléphones portables nous exposent à des niveaux de 2 à 10 fois supérieurs aux limites permises par la réglementation pour protéger notre santé. Ces résultats sont fondés sur des tests réalisés entre 2012 et 2016 par l’Agence nationale des fréquences françaises sur près de 400 téléphones mobiles parmi les plus vendus en Europe et sont à l’origine du scandale sanitaire et industriel International du Phonegate*. Nous avons tous été exposés, et ce depuis plus de 20 ans, à des niveaux équivalents et même souvent supérieurs à ceux étudiés sur les rats et les souris dans le cadre de l’étude NTP. ».
Intervention devant le NTP

A la suite de ces trois jours de débats techniques et scientifiques et des révélations faites sur la surexposition massive de centaines de millions d’utilisateurs, le Dr Bucher a fait évoluer son discours devant les journalistes, en faveur de conseils aux utilisateurs pour se protéger des ondes en gardant son téléphone à distance du corps. C’est une avancée certaine et un signal fort envoyé aux régulateurs, aux industriels et aux pouvoirs publics.
Voir les déclarations du Dr Bucher sur Youtube

De son côté, le Dr Annie Sasco, médecin et épidémiologiste, ancienne Directrice de l’Unité d’Épidémiologie pour la Prévention du Cancer au Centre International de Recherche sur le Cancer – Organisation Mondiale de la Santé (CIRC-OMS), était également présente et est intervenue lors de cette audition. A son retour en France elle conclut « Depuis bientôt 10 ans, j’ai appelé avec d’autres médecins et scientifiques à la précaution dans l’usage des téléphones cellulaires. Le CIRC a conclu en 2011 que l’exposition aux champs électromagnétiques était un cancérogène possible. Depuis d’autres études épidémiologiques ont confirmé le risque de tumeurs du cerveau chez les utilisateurs les plus intenses. Le 28 mars, les évaluateurs externes de l’étude NTP ont voté pour augmenter le niveau d’évidence en faveur de la cancérogénicité de l’exposition aux radiofréquences pour plusieurs types de tumeurs mais aussi d’autres effets néfastes, en particulier pour le cœur. Il est maintenant plus que jamais temps d’agir pour protéger la santé des populations et en particulier des plus vulnérables ».

Les questions qui se posent maintenant sont de savoir :
– combien de centaines de milliers ou millions de morts et de malades de divers pathologies, dont le plus redoutable cancer du cerveau (glioblastome) sont possiblement victimes des effets pathogènes voire cancérogènes des ondes radioélectriques;
– comment, dans le même temps, remédier aux failles des systèmes internationaux de réglementation qui ont permis la mise sur le marché de téléphones mobiles dangereux pour la santé des utilisateurs et tout particulièrement de celle des enfants.
Doublement des glioblastomes en Angleterre entre 1975 et 2015

Il faut très probablement envisager d’ajouter aux victimes précitées, les près de 5% de personnes identifiées en France comme électro-hypersensibles. Ce qui représente pour notre seul pays plus de 3 millions de personnes plus ou moins gravement handicapées dans leur vie de tous les jours par cette maladie, comme l’a confirmé le tout récent rapport de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, organisme étatique français), même si le lien avec l’exposition aux radiofréquences n’est pas encore considéré par cette agence comme scientifiquement démontré.

Au vu de tels enjeux de santé publique, nous demandons à Monsieur Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire, et à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, de bien vouloir nous recevoir afin d’envisager les mesures d’information et de protection des utilisateurs de téléphones portables tant à l’échelon français qu’européen.

* la paternité de ce terme revient à Pierre Le Hir (Le Monde du 23 décembre 2016) « Soupçons sur les ondes des téléphones portables«